Plein de zones grises dans le secteur bureau
Quand on parle des services dans un hôpital comme celui de Chicoutimi, vient surtout à l'esprit le remarquable travail des infirmières et des médecins auprès des malades. Mais on oublie souvent les centaines d'autres qui font que la machine bien rodée continue de rouler; parmi eux se trouvent les 500 employés du secteur bureau qui œuvrent dans tous les départements.
''Depuis la réforme imposée par le décret gouvernemental, confie la vice-présidente et représentante du secteur bureau, Marie-Josée Gagnon, nous nous retrouvons avec des nombreuses zones grises sur ce qui est demandé comme travail aux employés de bureau et les qualifications exigées pour obtenir les postes. Le décret a divisé les agents administratifs en quatre catégories dans des définitions tellement larges par l'Employeur qu'il prend des décisions arbitraires que nous contestons souvent. Il résulte de tout ça une grande confusion sur ce que les gens du secteur bureau ont à accomplir comme tâches.
''On peut également se demander si la direction de l'Hôpital tient tellement à ce que ses employés de bureau soient qualifiés puisque nous ne voyons aucun effort de leur part de faire de la mise au niveau des connaissances des travailleurs. Ne serait-ce pas une belle vision de l'avenir si nos patrons misaient sur la qualité de leur employés en mettant en place des programmes de formation continue?''
Madame Gagnon entend travailler pour clarifier tout ça au cours des négociations locales en espérant que, en compagnie de l'Employeur, on saura mieux définir les tâches, qui fait quoi, et les exigences de chaque secteur pour un meilleur climat de travail.
Elle sait qu'il y a beaucoup de travail à abattre en 2011, mais elle sent de la bonne volonté de part et d'autres au sein des divers comités mis en place et qui entameront les pourparlers très prochainement.
Nouveau militantisme
Par ailleurs, Marie-Josée Gagnon constate que l'Hôpital de Chicoutimi vit une importante période de transition en ce qui a trait au mouvement du personnel au sein de son syndicat. Elle entend mettre les efforts nécessaires pour que les nouveaux venus prennent la relève dans le militantisme syndical.
''Au cours des prochaines années, il y aura des départs massifs à la retraite dans le secteur bureau et il faut dès maintenant songer à la relève. Présentement, dans les assemblées syndicales, on y voit surtout des gens de la ''vieille garde''. L'un de nos défis sera d'intéresser les nouveaux arrivés chez nos membres pour qu'ils s'impliquent activement, rejoindre plus de gens à même de défendre les intérêts des travailleurs et améliorer les conditions de travail.
''On demande à nos directeurs de faire partie des mesures pour que ça fonctionne mieux dans l'hôpital et que les gens aient de meilleurs services, mais chacun de nous doit aussi montrer l'exemple en s' impliquant de la même façon. Nous devons travailler à mettre en place une nouvelle vision syndicale. C'est bien beau de revendiquer des droits, mais il y a aussi des devoirs qui nous incombent.''
Le mandat