Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux (STTSSS) de Chicoutimi

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Jean Savard se penchera aussi sur les quelques centaines de griefs (autour de 200, estime-t-il) qui sont toujours pendants, la plupart touchant la liste de rappel, l'attribution des congés et les congés sans solde faisant l'objet de nombreux irritants de la part des employés.

''On se rend compte qu'avec une meilleure communication, il y aurait moyen d'éliminer la grande majorité de ces griefs. L'Employeur promet de nous donner accès aux données de son système informatique de rappel, ce qui nous permettra de fournir immédiatement les réponses aux questions de nos membres. Actuellement, faute d'avoir ces données, nous déposons systématiquement des griefs en cas de doute. Après enquête, il s'avère très souvent que le grief n'était pas fondé. On peut dire que ça va alléger le processus.''

Les repas
Le Syndicat des employés de l'Hôpital de Chicoutimi entend également s'impliquer activement dans le dossier du service des repas. ''Ce qu'on entend dire, c'est que la Direction veut centraliser la confection des repas des CHSLD à l'hôpital régional. Nous ne somme pas contre le principe, mais nous croyons qu'il serait préférable que la centralisation se fasse à un autre endroit. Nous comptons faire valoir nos arguments et il est heureux de constater que l'Employeur nous fournira les chiffres impliquant cette mise en place.

''Il faudra aussi tenir compte d'un autre facteur important si tout ça se fait. Il ne faut pas penser que la préparation des repas se fait de la même façon selon qu'on réside pour quelques jours à l'hôpital ou qu'on se retrouve dans un centre se soins de longue durée. Les personnes séjournant dans ces centres doivent pouvoir compter sur une plus grande diversité de menus.''

Bonne volonté
Soulignant que le Syndicat aura pas mal de boulot à abattre en ce qui a trait à la définition des tâches et des compétences exigées par le ministère de la santé dans les quatre grandes catégories d'employés de soutien su secteur hospitalier au Québec lors des négociations locales qui débuteront dans les prochaines semaines (voir autre texte avec Marie-Josée Gagnon), ainsi que l'affichage des postes qui touchent autant les employés à plein temps que les occasionnels, Jean Savard croit que les discussions se feront dans un climat de coopération de part et d'autre.

''Contrairement à la dernière négociation, le rapport de force n'est pas pareil. Alors qu'il y avait eu imposition d'un décret qui nous avait irrité en 2009, l'entente conclue en décembre dernier fait en sorte que le climat des discussions sera bien meilleur. Si tout va comme nous le pensons, on pourrait avoir terminé le tour des dossiers cet automne.''

Une première : la rapidité du processus

Les organisations syndicales des secteurs public et parapublic se sont unies au sein d'un Front commun unique de 475 000 employés provenant des secteurs de la santé et des services sociaux, de l'éducation et de la fonction publique. Pour cette négociation, il a également choisi d'adopter une approche différente en fixant un échéancier très serré afin d'en arriver à un règlement moins de trois mois après l'expiration des conventions collectives, une première dans l'histoire syndicale.

« Nous pouvons dire aujourd'hui : mission accomplie. Le Front commun a réussi à protéger les services publics contre le démantèlement et à faire barrage aux privatisations. C'est un travail qui doit se poursuivre. »